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Le double jeu de la France et l’impasse de l’unité nationale Marocaine à Limay

En juin 2025, la ville de Mantes-la-Jolie, en banlieue parisienne, a accueilli l’inauguration du Consulat général du Royaume du Maroc en présence d’une délégation officielle de haut niveau, comprenant l’ambassadrice du Maroc en France, des élus du département des Yvelines ainsi que le maire de la commune de Limay, Jamal Najjar, représentant une ville française lors d’un événement censé refléter la profondeur des relations politiques et historiques entre le Maroc et la France.

Mais ce qui apparaissait au départ comme une célébration de l’amitié et de la coopération s’est rapidement transformé en un véritable scandale politique. En effet, quelques jours à peine après avoir assisté à l’inauguration du consulat, le maire de Limay a officiellement mis à disposition un local au profit d’une coalition d’associations soutenant le Front Polisario séparatiste, affichant ainsi un soutien explicite à un projet remettant en cause l’intégrité territoriale du Maroc.

Ce comportement politique inacceptable s’inscrit dans un contexte de soutien diplomatique clair de la part des autorités algériennes. Au cours des deux dernières années, la ville de Limay a en effet accueilli trois rassemblements d’éléments du Polisario, dont l’un en présence de l’ambassadeur d’Algérie, avec la participation du consul algérien, confirmant ainsi l’appui

de l’Algérie aux séparatistes sur le sol français.
Dans ce contexte, le silence inquiétant des autorités diplomatiques et consulaires marocaines, qui n’ont exprimé aucune position claire ni entrepris d’action concrète en réponse à ces atteintes, laisse la porte ouverte à l’instrumentalisation des institutions locales françaises par les ennemis de l’unité nationale.
Un double discours inacceptable

Alors que le président français Emmanuel Macron ne cesse d’affirmer, à chaque occasion, la reconnaissance par la France de la souveraineté du Maroc sur son territoire, comment se fait-il qu’un élu local français, le maire de Limay d’origine algérienne, se permette d’octroyer un lieu officiel à des partisans de la séparation ? Comment les institutions de la République française peuvent-elles devenir des espaces servant un projet qui s’attaque à l’unité d’un pays ami et partenaire ?
L’absence de la société civile et des élus Marocains

Ce qui est encore plus douloureux, c’est le silence pesant de la société civile marocaine et des élus français d’origine marocaine, en particulier au sein du collectif Eugène Delacroix, censé représenter le rempart civil de l’identité marocaine. Leur silence équivaut à une contribution à l’affaiblissement de la position marocaine et laisse le champ libre à ceux qui veulent nuire à son unité.

La politique du deux poids deux mesures que pratiquent certains milieux politiques français à l’égard du dossier du Sahara met le Maroc sous une pression croissante en France, d’autant plus que l’on constate l’absence d’une position marocaine unie et ferme, aussi bien au niveau diplomatique que consulaire ou sociétal. Il est aujourd’hui indispensable de relancer une mobilisation active, de renforcer la présence diplomatique et sur le terrain, et d’ouvrir des canaux de dialogue sincères avec les autorités françaises pour défendre la souveraineté et l’unité nationale du Maroc.

Il est tout aussi crucial d’inciter les Français d’origine marocaine à prendre conscience des intérêts suprêmes de leur pays d’origine – au premier rang desquels figure la question de l’intégrité territoriale – lorsqu’ils participent aux élections françaises, qu’elles soient municipales, législatives ou présidentielles. Le prochain rendez-vous électoral du conseil municipal de Limay sera l’occasion de montrer à ceux qui oseraient s’en prendre aux intérêts du Royaume du Maroc à quel piège politique ils se sont eux-mêmes exposés.

ZBEITOU Larbi slimani

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